Arriver à Venise par bâteau est un moment magique, apercevoir la lagune se dessiner dans le crépuscule d’un jour de printemps, frissoner à cause de l’humidité ambiante, c’est aussi concrétiser un rêve… La ville des canaux est unique, hors du temps, envoûtante! Ne dit-on pas « voir Venise et mourir »?

Nous arrivons donc à la tombée de la nuit et débarquons sur la mythique Place Saint Marc, les gondoles, les pigeons, les touristes… En route vers notre petit hôtel, non loin de là vers le pont du Rialto. Décor vénitien, vue sur une petite ruelle étroite, le dépaysement est total. Après une bonne nuit de sommeil, nous démarrons la journée par la Basilique, visiteurs avertis, nous savons qu’il faut plutôt arriver à la première heure si l’on n’est pas fan des queues interminables, et qui l’est vraiment?

En pénétrant dans la Basilique, nous sommes impressionnés de tant de beauté, les mosaïques sont une véritable splendeur. On peine à imaginer combien d’ouvriers, d’artistes ont pu assembler tant de petites pièces pour ce résultat aussi parfait et cela il y a plusieurs siècles. On est ébahi, les cervicales sont sollicitées durablement, impossible de détacher ses yeux des représentations, des multiples détails, couleurs, dorures etc. On a le tournis. Pour reposer son cou, on finit par baisser un peu la tête sur le sol en marbre admirable lui aussi.

On poursuit la visite en sortant au premier étage sur le balcon pour contempler la place Saint Marc, le campanile, le palais des doges sur la gauche, la lagune évidemment, l’agitation de Venise… Là encore les mosaïques immenses impressionnent, les chevaux de Saint Marc également. Vraiment cette Basilique est difficile à quitter, mais le flot de touristes l’envahit peu à peu, on n’y avait pas trop prêté attention car l’esprit s’était échappé quelques instants… Retour à la réalité, nous partons nous perdre dans les ruelles vénitiennes du Cannaregio, moins touristique que les édifices incontournables.  La Basilique et ses mosaïques resteront gravés dans nos mémoires. Le souvenir est intact, « voir Venise et mourir »? Non voir Venise et y revenir!