John Wayne, John Ford, les cow-boys et les indiens, on les a tous admirés à la télé ou au ciné, mais croyez moi c’est encore mieux de le vivre ne serait-ce que le temps d’une ballade…

Rien que l’arrivée en voiture – taille XXL à l’américaine – sur la route toute droite et interminable avec en fond comme le poster qu’on avait en face de son lit dans sa période Rio Lobo. Sauf qu’on n’est plus dans sa chambre d’ado mais on vit le rêve en vrai : le spectacle est à couper le souffle! Les rouges, les jeux d’ombres, le coucher du soleil, rouge lui aussi comme la terre de là bas, l’ensemble est magique.

Alors on gare la voiture dans l’immense parking géré par les indiens Navajo, à Monument Valley nous sommes sur leur terre la seule que le gouvernement américain leur a laissée après avoir conquis tout ce qu’il y a autour. C’est dépaysant, on est petit, on est étranger mais on a l’impression qu’on a toujours vécu là, le lieu est si présent dans nos mémoires.

Accostés à plusieurs reprises par des indiens qui proposent de nous guider dans la montagne à cheval, on finit par se dire qu’on ne peut rater cette expérience, ce serait comme manger au fast food sans gouter un hamburger. La décision est prise, on va monter!

C’est parti, nous voilà à dos de cheval, le cheval navajo n’est pas impressionnant, pas trop haut au garot, et pour quelques dollars, c’est nous les héros du western… La ballade est évidemment inoubliable, les points of view mitraillés, et même la poussière nous semble savoureuse.

Une heure plus tard, alors que le temps était pourtant suspendu, retour à l’enclos, on descend de cheval, on prend une dernière photo avec notre guide, on le remercie mille fois, on contemple encore cet ensemble unique, la nature dans ce qu’elle a de plus pur, il faut rentrer à l’hôtel… Mais promis on reviendra!