Partir en safari sonne comme une grande aventure… Cette impression se révèle tout à fait juste lorsqu’on arrive dans le Parc National du Serengeti (Tanzaie) bringuebalé dans un 4×4, prêt à déguainer l’appareil photo au moindre mouvement détecté dans les hautes herbes! Nous sommes à la mi-mai, la saison des pluies s’est achevée il y a peu, le paysage est magnifique, la végétation est encore verte, le soleil au zénith, une chaleur tout à fait supportable et des troupeaux de gnous et zèbres à perte de vue.

La piste est quelque peu accidentée parfois même un peu absente mais le guide Kitanga est un expert, as du volant et des « big 5 ». Le safari promet d’être réussi… Le premier jour est un enchantement, des éléphants majestueux en troupeaux au beau milieu de la plaine, le soleil couchant baigne notre horizon d’une lumière rougeoyante, c’est comme si on était dans le Roi Lion mais en vrai.

Le sur-lendemain, nous avons pu apercevoir les big 5 : Lion, Eléphant, Buffle, Léopard et Rhinocéros. Le lion et la lionne endormis dans l’ombre de notre 4×4, il y fait plus frais qu’en plein soleil… Eléphants en famille traversant tranquillement la savane, buffles broutant sympatiquement aux côtés de leurs camarades zèbres et gnous innombrables autant qu’idiots la plupart du temps (!), léopard paresseusement alongé sur les branches d’arbres à saucisses. Le léopard ne se laisse voir que si l’on lève la tête vers la cîme des arbres. Enfin le Rhinocéros, le plus rare de tous car espèce en voie de disparition. Il broutait bien calmement lorsque nous l’avons croisé.

Mais le « gros chat » (dixit Kitanga) qui manquait à notre palmarès restait le jaguar, le plus grand des sprinters, difficile à débusquer car rapide, chasse oblige! Grâce à l’appel radio d’un collègue, un matin, Kitanga démarre tambour battant sur la piste à la poursuite d’un jaguar soi-disant dans les parages, mais la vitesse du jaguar est telle qu’il n’est pas sûr que nous puissions l’apercevoir… Après plusieurs heures de poursuite cahoteuse et quelques éléphants, antilopes, hyènes, vautours, lions plus tard, Kitanga avec son oeil de lynx nous indique l’objet de notre quête.

Le jaguar est là, comme statufié, à l’affût de tout mouvement indiquant une proie. Il faut scruter les hautes herbes car il est assez éloigné du véhicule… Le temps se fige, l’appareil photo fait son devoir, la brise semble être la seule à pouvoir intervenir dans cet instant. Et le voilà qui s’échappe, le chasseur qu’il est est rarement au repos… Le « gros chat » disparaît et notre safari peut s’achever. Mais c’est promis, on reviendra… Et avec les enfants cette fois:-)